Actrice, metteuse en scène, photographe et autrice, Claire Nicolas naît à Vevey, en Suisse. Attirée précocement par le monde des arts, elle suit un double cursus alliant arts vivants et arts visuels. Elle commence par se former en photographie au CEPV - Arts Appliqués de Vevey, puis entreprend une professionnalisation de sa pratique théâtrale en intégrant la classe préparatoire du Conservatoire de Genève. En 2008, elle accède à la formation professionnelle de l’Ecole de théâtre des Teintureries à Lausanne. Durant ces trois ans d’études, elle se forme au jeu et à la mise en scène. Puis, son diplôme en poche, elle fonde la Cie ÜBERRUNTER. Elle créé son premier spectacle Peanuts de Fausto Paravidino l’année suivant sa sortie d’étude, ce qui la propulse sur la scène suisse romande émergente. Chemin faisant, elle collabore notamment sous la direction de plusieurs autres compagnies (Cie les Célébrants Cédric Dorier, Cie Kaleidos Leili Yahr, Cie Push up Pauline Epiney, etc…). Elle développe aussi le spectacle-conférence Effondrons-nous avec le comédien Simon Labarrière et elle se consacre aux projets de sa compagnie : Le Jour où j’ai tué un chat & Septembre de sa collègue Laetitia Barras, Nous ne disparaîtrons pas qu’elle met en scène & Solitude 3000, un seule en scène qu’elle signe au texte, jeu et mise en scène. En parallèle, elle peaufine son travail d’interprète, de metteuse en scène et d’autrice en pratiquant plusieurs stages professionnels d’écriture pour le théâtre et le cinéma en Suisse et en Europe. Grâce aussi à son expérience de photographe, cette approche lui permet d’intervenir en communication visuelle et de collaborer à la direction artistique pour des projets de scène ou de films indépendants et institutionnels. Par ce biais, il lui arrive d’intervenir en tant qu’assistante-réalisation ou de production. L’approche de Claire Nicolas dans la sphère artistique l’amène à élaborer une recherche pour une écriture du réel, s’appuyant sur les codes de l’imaginaire et de la mémoire collective. Quelques-uns de ses thèmes de prédilection sont les rapports à l’intime et au lien, ainsi qu’à la notion du vivre-ensemble et les questions liées à la décroissance. A l’écran, comme au plateau, elle porte une réflexion importante sur la façon dont les acteur·rice·s vont s’incarner et diffuser le jeu. De nature espiègle et curieuse, elle traverse tout ceci avec comme objet favori d’observation, l’humanité ; une humanité qu’elle traverse les yeux et les oreilles grands ouverts.